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Mon REER et l'économie?

Marché haussier ou baissier? Que faire? (Corbis)Crise de la dette européenne, tensions géopolitiques, réforme fiscale américaine, taux d’intérêt extrêmement bas… L’économie ne tourne pas à 100 %. Faut-il s’en inquiéter ?

Si vous reculiez dans le temps pour voir comment les marchés se sont comportés par le passé, vous répondriez à cette question par la négative. Car vous réaliseriez que l’économie évolue par cycle, allant d’un nouveau sommet vers un nouveau creux.

«La situation présente ne diffère pas tellement de ce que nous avons connu auparavant, note Khadija Azizi, planificatrice financière chez RBC. L’histoire nous révèle que lors des crises, les actifs perdent de la valeur, puis ils remontent à des niveaux plus élevés qu’avant.» Le temps influence donc le risque et les rendements…

Pour se prémunir contre ces hauts et ces bas, les investisseurs ont des outils, comme la diversification et la répartition d’actif. «Un portefeuille bien conçu vous aidera à traverser diverses périodes de façon efficace, explique Mme Azizi. Les obligations vous donneront la sécurité. Les actions vous protègeront contre l’inflation. Et les liquidités vous permettront de saisir les opportunités.»

En plus de jumeler ces catégories d’actif, vous devriez diversifier vos placements par régions géographiques, secteurs d’activité, etc. L’avantage est que ces secteurs et régions n’évoluent pas de la même façon.

Par exemple, la Bourse canadienne a procuré un rendement de 4 % en 2012 et de -11,1 % en 2011. Le marché Nasdaq a pour sa part inscrit une performance de 15,9 % en 2012 et de -1,8 % en 2011. «Comme le marché américain a mieux fait dernièrement, il était intéressant d’y être exposé», note Khadija Azizi.

En combinant des marchés qui évoluent différemment, vous réduirez la volatilité de votre portefeuille tout en continuant d’enregistrer des rendements intéressants.  Mais comme le risque est, dans une certaine mesure, ajustable, ce mélange doit correspondre à votre profil d’investisseur, c’est-à-dire votre situation financière, votre expérience en matière de placement, votre horizon du placement, votre tolérance au risque et vos objectifs de placement.

«Ainsi, un jeune pourra se permettre d’avoir un portefeuille plus dynamique, explique Khadija Azizi, car il a du temps devant lui pour récupérer les pertes. En revanche, un préretraité devra se montrer plus prudent.»
   
Rééquilibrage

Une fois que vous aurez déterminé si vous avez le profil d’un investisseur prudent, conservateur ou dynamique, vous pourrez facilement jouer avec le poids des catégories d’actif pour refléter votre goût du risque.

Par exemple, un investisseur conservateur aura normalement un portefeuille équilibré, composé à environ 45 % d’obligations et 55 % d’actions. Mais si au cours des années à venir les actions rapportent davantage que les obligations, vous pourriez vous retrouver avec 65 % de l’actif dans les actions, ce qui laisse 35 % aux obligations. Or, cette pondération  ne correspond  plus au portefeuille construit au départ en fonction de votre profil. Elle pourrait même comporter un risque plus élevé…

«Avant la crise des prêts hypothécaires à risque, explique Martin Lafontaine, planificateur financier chez BMO, la bonne progression du secteur bancaire faisait que des gens y étaient maintenant trop exposés. Certains n’ont pas rééquilibré, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas encaissé les gains pour les réinvestir dans les secteurs moins porteurs. Résultat, lorsque la crise a éclaté, la valeur de leur portefeuille a chuté fortement.» Un simple rééquilibrage pour ramener le poids du secteur bancaire au niveau de départ les aurait protégés.

Anticipation des marchés


Par ailleurs, comme les marchés montent et descendent, une façon d’accroître les rendements tout en réduisant le risque est d’anticiper les mouvements futurs.

Encore trop d’individus investissent en Bourse lorsque l’économie va bien et que les rendements boursiers sont élevés. Ce faisant, ils achètent souvent au  plus haut, au moment où les bonnes nouvelles propulsent le marché.

À l’inverse, lorsque la Bourse est chère, les investisseurs devraient cesser d’acheter, voire même vendre et accroître les liquidités en portefeuille. Ainsi, lorsque la Bourse chutera et que le cours des actions reviendra à un prix raisonnable, ils pourront utiliser ces liquidités pour acheter. Cela s’appelle investir à contre-courant.

Pour investir de la sorte, vous devez toutefois avoir une bonne compréhension des marchés. Vous devez aussi vous tenir informé, par exemple en lisant les rapports d’analystes.
 
L’épargne-investissement systématique est une autre façon de bénéficier des mouvements en dents de scie des marchés. «En plaçant 50 $ par mois, vous achèterez davantage de parts lorsque les prix seront en baisse et moins de parts lorsque les prix seront en hausse», dit Mme Azizi. Automatiquement, vous bénéficierez des creux, qui réduiront le coût moyen de ces achats.

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