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Les conséquences fâcheuses du précipice fiscal américain

Barack Obama, lors d'un discours le 9 novembre. (Corbis)-3 %! C’est la réduction du PIB réel que pourrait entraîner en 2013 le précipice fiscal américain, qui prévoit un coup de rabot dans les dépenses publiques, combiné à une hausse des impôts. Du coup, l’économie américaine basculerait en récession. 

«Comme les données historiques suggèrent qu’une baisse de 1 % du PIB réel américain entraîne un recul de 0,4 à 0,6 % de la production canadienne, écrit Diana Petramala, économiste à la Banque TD, le précipice fiscal pourrait raser 1,02 à 1,08 % de croissance canadienne.»

La probabilité d’un tel scénario est cependant faible puisque Barack Obama et les dirigeants républicains et démocrates de la Chambre ont tous exprimé leur volonté d’éviter cette descente vertigineuse.

Il est donc évident qu’ils chercheront à réduire l’ampleur des mesures et, par ricochet, l’impact négatif sur l’activité économique. «Au plus, pense Diana Petramala, le PIB réel américain perdra 1,5 %.» Ce qui permettrait à notre voisin du Sud de conserver une vitesse de croisière positive. L’économie canadienne, elle, serait ralentie d’environ 0,6 %.

Cet effet sera toutefois ressenti à court terme seulement. «À long terme, la croissance économique sera au rendez-vous, pense Mme Petramala. Car on reçoit déjà des signaux très positifs des secteurs de la consommation et de l’immobilier américains.» 

Autre scénario
Par contre, un autre revirement pourrait se produire. Comme les démocrates et les républicains ont des vues très opposées concernant les mesures à implanter, ils pourraient être incapables de s’entendre avant la date fatidique du 1er janvier 2013. Par conséquent, pour éviter la récession, ils pourraient décider de reporter les restrictions fiscales à plus tard.

Or, comme l’endettement américain est sur le point de crever son plafond, fixé à 16 394 milliards $ US, cela pourrait engendrer une crise de confiance. 

Que faire ?
Chose certaine, plus l’entente entre républicains et démocrates tardera à survenir, plus les inquiétudes s’aggraveront et plus la volatilité des marchés financiers augmentera.

Mais cette volatilité, qui devrait toucher aussi bien le marché obligataire que celui des actions, sera temporaire. Aussi, la meilleure façon pour un investisseur de s’en protéger est de diminuer son exposition aux obligations et actions plus volatiles, pense Diana Petramala. Par exemple, un investisseur nerveux pourrait augmenter le poids des obligations à court terme et celui des fonds d’actions de style valeur dans son portefeuille. En contrepartie, il réduirait la pondération des obligations à long terme et celle des fonds de style croissance. 

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