Ma vie, mes finances

L'assurance vie comme dernier recours!

Besoin d'argent? Avez-vous pensé à votre assurance vie... (Corbis)Dettes, placements infructueux, problèmes personnels, dépenses imprévues… Les occasions d’être à court de liquidités ne manquent pas. Que faire lorsque cela se produit ?

«La plupart des gens ne pensent pas à mobiliser les sommes amassées sur leur assurance vie permanente (assurance vie universelle ou assurance vie entière)», dit Gaétan Veillette, planificateur financier chez Groupe Investors.

Ces polices vous permettent en effet d’accumuler de l’épargne à l’abri de l’impôt et des créanciers, tout en ayant la possibilité de piger dedans au besoin.

Vous pouvez retirer tout (rachat total) ou retirer une partie (rachat partiel ou retrait).

Pour faire un rachat, certaines conditions doivent être réunies. D’abord, votre contrat doit contenir une clause de rachat. S’il n’y a pas de clause, racheter est tout simplement impossible. Puis, il faut avoir accumulé des valeurs de rachat, c’est-à-dire une somme qui est en excédent du coût de l’assurance.

Les inconvénients
Mais attention, faire un rachat n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. En outre, le fait de garantir un prêt à l’aide de l’assurance vie, de la rouler dans une entreprise ou de nommer un bénéficiaire irrévocable compliquera le processus. «Ainsi, si la police d’assurance mentionne un bénéficiaire irréversible, vous devrez obtenir l’accord de ce dernier pour retirer de l’argent», mentionne M. Veillette.

De plus, les gains réalisés sur cette épargne sont imposables à 100 % advenant un rachat. «Informez-vous auprès de la société émettrice, conseille Gaétan Veillette, car la portion imposable découle d’une formule qui fait intervenir la juste valeur marchande et le prix de base rajusté. Il pourrait n’y avoir aucun gain imposable ou en avoir un important.»

Chose certaine, évaluez bien votre situation fiscale afin d’assurer que cet argent n’ira pas en grande partie dans les poches du fisc.

Enfin, un rachat total mettra fin à votre police, alors qu’un rachat partiel réduira sa valeur future. «Ça peut être un handicap important, dit M. Veillette. Vous pourriez notamment avoir acheté la police à 30 ans avec l’objectif d’être libéré du paiement de la prime à 50 ans. Mais l’atteinte de ce but sera retardée.»

L’avance
L’alternative souvent employée est d’emprunter cette somme à l’assureur. C’est ce qui s’appelle demander une «avance».

«L’avance a l’avantage de ne pas affecter la valeur future de la police et de ne pas engendrer de revenus imposables, explique Gaétan Veillette. Par contre, vous paierez des intérêts non déductibles.» Les assureurs appliquent le taux préférentiel qui, depuis 2010, est fixé à 3%.

L’avance implique toutefois de rembourser le prêt avec le temps. Le rachat, lui, ne vous oblige pas à remettre le montant retiré.

Dans les deux cas, l’argent vous sera généralement remis au bout de 1 à 5 jours ouvrables, si rien ne complique la transaction (garantie, bénéficiaire irrévocable, roulement). «Vos placements influencent ce délai, explique M. Veillette. Si vous avez acheté des produits exotiques, comme un fonds immobilier, dont la valeur au marché est déterminée une fois par mois, l’attente sera plus longue.»

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