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Et si la marijuana devenait un placement financier!

Feu vert au potLa possession de quantités raisonnables de marijuana sera légale dans l'État de Washington.


Aux États-Unis, une nouvelle industrie est en train de naître: la culture de la marijuana… légale. Le 6 novembre dernier, les électeurs de certains États ont en effet voté pour la légalisation de la consommation personnelle de mari. D’autres ont rejeté la proposition.

Certains activistes en faveur de la légalisation de la marijuana voient dans ces résultats mitigés un revers tandis que d'autres sonnent déjà la charge pour décriminaliser cette drogue. Une chose est sûre, la demande ne manque(ra) pas.

«Une semaine environ avant les élections, mon téléphone a commencé à sonner, et cela n'a pas arrêté depuis», déclare Troy Dayton, président-directeur général de The ArcView Group, un cabinet de conseil établi à San Francisco qui met en relation les investisseurs et les entrepreneurs de l'industrie du cannabis.

Même s'il admet qu'ouvrir un dispensaire de cannabis ou devenir cultivateur reste une activité incertaine soumise à de nombreux risques, il déclare aussi qu'avec les bonnes mises de départ, c'est le chemin vers la réussite.

«Je m'occupe des activités complémentaires, c'est-à-dire de toutes les activités qui tournent autour de l'industrie du cannabis sans réellement y toucher, et qui sont donc légales d'un point de vue fédéral», explique-t-il. Sa liste de clients est éclectique. « Depuis des entrepreneurs qui se contentent de s'intéresser au secteur et souhaitent placer entre 25 000 et 50 000 dollars, jusqu'aux milliardaires et aux fonds de capital-risque qui cherchent à réaliser un investissement».

Mais attention, le secteur est risqué en raison de la disparité des législations et des règlements au niveau local, fédéral et étatique.

M. Dayton explique qu'il existe trois grands domaines de placement: les consommateurs, les cultivateurs et les détaillants. Des villes comme Denver ou Los Angeles ont des centaines de dispensaires et tout un réseau de cultivateurs pour les fournir, et pourtant il s'agit toujours d'une activité illégale à niveau fédéral. Cette prohibition effraie certains clients, mais M Dayton estime qu'il existe un aspect positif à cette incertitude.

«Pour les petits commerces, c'est une occasion unique de s'attaquer au marché avant que les super grandes multinationales ne s'y engouffrent», déclare-t-il en signalant la lenteur avec laquelle les lois évoluent.

Un bon exemple est le secteur financier qui fuit en grande partie les cultivateurs et les commerçants de cannabis et refusent de leur offrir des services bancaires ou de carte de crédit élémentaires. Il s'agit là d'un scénario que M. Dayton désapprouve, tout en misant dessus.

«C'est incroyable que certaines banques refusent de traiter avec des commerces honnêtes (légaux, sous licence, réglementés, soumis aux impôts et extrêmement rentables), mais cela laisse aussi le champ libre à d'autres investisseurs pour régler ce problème», affirme-t-il.

Qu'en pensez-vous? Le commerce de l'herbe est-il une affaire fumante ou juste un moyen de se brûler les ailes?

Ce texte est une adaptation de Budding Business: Is Marijuana the Next Big Commodity to Invest In? publié sur le blogue Breakout, de Yahoo Finance.

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