: Valeurs mobilières : Flaherty croit que le Québec finira par se rallier

Même s'il a mis en veilleuse son projet de créer un organisme pancanadien de réglementation des valeurs mobilières, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, continue de croire que le Québec finira par se rallier à Ottawa.

Vendredi, en entrevue avec La Presse canadienne à Davos, en Suisse, où il participe au Forum économique mondial, M. Flaherty a dit croire que l'Alberta allait bientôt se rallier à l'initiative fédérale. Et ce n'est qu'une question de temps, selon lui, pour que Québec monte dans le train à son tour.

« Il est logique à long terme de n'avoir qu'une seule commission des valeurs mobilières au Canada, a-t-il soutenu. J'en ai parlé à (la première ministre) Pauline Marois ce soir (à Davos).»

La détermination de Québec à défendre ses pouvoirs dans ce domaine n'a pourtant jamais fléchi. Elle est d'autant plus forte que le Parti québécois forme actuellement le gouvernement.

Jim Flaherty a toutefois assuré vendredi qu'il n'avait pas l'intention de se comporter en « tyran » (bully) dans ce dossier. Le consensus en faveur d'un organisme unique n'est pas encore assez fort », a-t-il admis.

Au Canada, la tradition est de « se soutenir les uns les autres », a-t-il dit.

Pendant des années, pourtant, le ministre a voulu aller de l'avant à tout prix, quitte à faire fi de l'opposition du Québec, de l'Alberta et du Manitoba. Il y a quelques mois, il évoquait encore l'idée de mettre sur pied un organisme pancanadien pour surveiller les « risques systémiques » qui menacent le secteur financier et l'économie.

Bien sûr, la décision de la Cour suprême dans ce dossier, rendue il y a un peu plus d'un an, a fait perdre à M. Flaherty plusieurs de ses arguments. Le plus haut tribunal du pays a statué que le projet fédéral était inconstitutionnel puisqu'il empiétait sur les compétences constitutionnelles des provinces.

Banque du Canada

Jim Flaherty a par ailleurs déclaré vendredi que le gouvernement allait nommer en avril le prochain gouverneur de la Banque du Canada. De nombreux candidats envoient actuellement leurs dossiers à l'institution dans l'espoir d'être retenus parmi les quatre ou cinq finalistes que le ministre rencontrera avant de trancher. Selon ce dernier, les candidatures de qualité ne manqueront pas.

M. Flaherty a réitéré que la « connaissance pratique » des deux langues officielles - pas nécessairement le bilinguisme intégral - figurait parmi les critères d'embauche.

Il a par ailleurs invité les femmes, les autochtones et les membres des communautés culturelles à présenter leur candidature. Depuis sa création, la Banque du Canada n'a eu que des hommes anglophones à sa tête. Le gouverneur de la banque centrale doit obligatoirement être canadien.

Le successeur de Mark Carney entrera en fonction le 1er juin. M. Carney quitte le Canada pour devenir gouverneur de la Banque d'Angleterre. Il sera le premier étranger à occuper ce poste prestigieux.

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