: Rachat de Nexen: la Chine cherche à séduire les Canadiens

L'ambassadeur de la Chine au Canada tente présentement de séduire le public pour qu'il voit d'un oeil favorable les investissements chinois dans le secteur du pétrole canadien.

Zhang Junsai a accordé deux entrevues dans la foulée de l'approbation par une majorité écrasante d'actionnaires de l'achat de Nexen, une entreprise de Calgary, par la société d'État chinoise China National Offshore Oil Corp. (CNOOC), une transaction à laquelle Ottawa doit toutefois donner son aval pour qu'elle devienne réalité.

Dans des interviews avec The Globe and Mail et CTV, M. Junsai a déclaré que les entreprises chinoises souhaitaient investir au Canada parce que l'économie y était stable et les réglementations « matures ».

« Je pense que les investisseurs chinois viennent ici parce qu'ils ont le sentiment que l'environnement y est bon, que le pays est stable sur le plan politique et qu'il possède des réglementations et des règles matures », a expliqué l'ambassadeur lors de son passage à l'émission Question Period de CTV, dimanche. « Ils ont l'impression qu'ils peuvent collaborer avec leurs homologues et apprendre à bien les connaître. C'est pour ça qu'ils viennent ici. »

Il a ajouté que les décisions des sociétés d'État de la Chine en matière d'investissement étaient basées sur le profit et le potentiel économique, et qu'elles évaluaient les compagnies au cas par cas.

Craintes d'espionnage

Zhang Junsai a détourné les questions concernant les inquiétudes du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), qui craint que les sociétés d'État n'utilisent leurs investissements à des fins d'espionnage.

Dans son plus récent rapport annuel publié jeudi, le SCRS indique que la majorité des investissements étrangers au Canada étaient effectués de manière ouverte et transparente.

Il mentionne toutefois que certaines sociétés d'État ou firmes privées « entretenant des liens étroits avec leur gouvernement ont des objectifs secrets ou bénéficient de renseignements clandestins pour favoriser leurs intérêts ici ».

Le gouvernement fédéral examine actuellement la proposition d'achat de Nexen par la CNOOC. Le premier ministre Stephen Harper et ses principaux ministres ont laissé entendre qu'ils voulaient voir de la « réciprocité » dans la manière dont les investissements canadiens en Chine étaient traités.

M. Junsai a pour sa part fait valoir que, puisque la Chine avait permis à 12 000 entreprises canadiennes, surtout des institutions financières, d'investir chez elle, le Canada devait aussi ouvrir ses portes à l'argent chinois.

Si les Canadiens veulent avoir davantage accès au marché chinois et assurer une protection infaillible à leurs investissements, Ottawa devrait se dépêcher de négocier avec Pékin une entente de vaste portée sur le commerce et les investissements, a affirmé l'ambassadeur au Globe and Mail.

De son côté, le Nouveau Parti démocratique (NPD) a exhorté le gouvernement conservateur à tenir des audiences publiques sur la vente de Nexen et de préciser les normes que les investisseurs étrangers doivent respecter pour que leurs propositions soient acceptées.


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