Québec veut plus de mécènes

Le gouvernement Marois lance un groupe de travail qui aura pour mandat d'inciter les individus et les entreprises à se faire mécènes dans le domaine culturel et à trouver des solutions pour pallier le retard de la province en matière de dons.

Observant que « le mécénat culturel a évolué au cours des dernières années », le gouvernement note dans un communiqué qu'il est de son devoir de modifier les mécanismes qui stimulent la philanthropie dans ce secteur.

Le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a d'ailleurs rappelé jeudi, lors de l'annonce faite au Musée des beaux-arts de Montréal, que le secteur culturel est un levier économique important au Québec. Ce milieu emploie environ 3 % de la population active.

Selon les chiffres du gouvernement, le niveau des dons au Québec accuse un retard par rapport à ce qui est observé ailleurs au Canada. Ainsi, le groupe de travail annoncé jeudi devra trouver les raisons de ce retard et soumettre ses recommandations pour voir à la situation.

Les travaux du groupe débuteront au cours des prochaines semaines et ses recommandations sont attendues pour la fin du mois de mai 2013.

Sept représentants de la communauté des affaires du Québec et du milieu culturel participeront à l'exercice, comme Sophie Brochu, chef de la direction de Gaz Métro et présidente sortante du conseil d'administration du musée Pointe-à-Callière, et Peter D. Simons, le PDG de Simons et récipiendaire du prix Arts et Affaires de la Chambre de commerce de Québec.

Les travaux seront présidés par l'homme d'affaires et mécène Pierre Bourgie.

Le Québec moins enclin à donner

En 2012, un sondage publié par BMO Banque privée Harris sur la philanthropie révélait que de toutes les régions du pays, c'était au Québec que les particuliers étaient les moins généreux et que c'était en Ontario où les dons étaient les plus importants. 

Six ans plus tôt, en 2006, Statistique Canada avait elle aussi constaté que le Québec était la province qui s'adonnait le moins à la philanthropie. La moyenne des dons québécois était en 2004 de seulement 176 $, alors que la moyenne nationale était de 400 $.

La première ministre Pauline Marois croit que le contexte particulier dans lequel a évolué le Québec n'est pas étranger au fait que les Québécois font moins de dons. 

Par ailleurs, on constate aussi que le milieu culturel n'a pas la préférence des donateurs canadiens. L'organisation Fondations philanthropique du Québec, qui regroupe 110 fondations canadiennes, observait en 2010 que 8 % des dons sont versés au domaine des arts. C'est autant que pour les causes environnementales.

La majorité des dons des fondations canadiennes sont en fait consacrés aux services sociaux (24 %), à l'éducation (22 %) et à la santé (18 %), suivie par les activités internationales (11 %). Les dons pour l'art arrivent ainsi en 5e position. 

Philanthropie :

Action culturelle ou humanitaire qui consiste à faire preuve de générosité et à soutenir des causes de façon désintéressée.  

Source : Office québécois de la langue française

Cours

 
Cours récents
Symbole Prix Changer % Var. 
Les derniers symboles vus seront automatiquement affichés ici si vous entrez un symbole dans « Entrer symbole/entreprise » au bas de ce module.
Vous devez activer les cookies dans votre navigateur pour voir les plus récents cours.
 
Ouvrir une session pour afficher les cours dans vos portefeuilles.