: Mobilisation pour maintenir des sièges sociaux à Montréal

Le déménagement de nombreux sièges sociaux montréalais vers l'Ouest du pays ou l'étranger suscite des inquiétudes. C'est pourquoi des gens d'affaires de la région de Montréal se sont rencontrés vendredi pour discuter des moyens à mettre en place pour attirer davantage de sièges sociaux dans la métropole.

La rencontre, qui avait lieu au Palais des congrès, a permis à plusieurs chefs d'entreprises d'exprimer leurs préoccupations sur le climat d'affaires qui règne à Montréal, que certains ont qualifié de malsain.

En fait, de 1990 à 2010, Montréal a perdu 15 sièges sociaux. Ainsi, on compte actuellement 2,1 sièges sociaux par 100 000 habitants à Montréal, alors qu'il y en a 6 par 100 000 habitants à Calgary.

« Je pense que nos infrastructures font peur. Je pense que là-dedans il faut investir. Il y a des sièges sociaux qui regardent ça. Ils regardent aussi le dollar, la fiscalité », explique Martin Gauthier, le président de l'agence de marketing montréalaise Sid Lee.

« Il faut un climat à Montréal qui attire le talent et qui fait grandir le talent », pense pour sa part Andrew T. Molson, président du groupe-conseil RES PUBLICA.

En résumé, les gens d'affaires suggèrent trois choses pour renverser la tendance qui se dessine à Montréal. Ils pensent qu'ils doivent être eux-mêmes plus actifs sur la scène internationale, que le gouvernement doit mettre en place un cadre fiscal plus compétitif pour les entreprises et qu'il doit aussi assurer un bassin de main-d'oeuvre qualifiée en mettant en place des mesures pour l'attirer.

Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité HEC Montréal, affirme que certains pays ou États sont prêts à tout pour attirer un siège social. Il faut donc selon lui que Québec soit plus agressif et délie les cordons de sa bourse, que ce soit pour allouer terrain, congé fiscal ou argent à des projets jugés intéressants.

Pour le président-directeur général de Montréal International, Jacques St-Laurent, toutefois, l'argent n'est pas uniquement le nerf de la guerre dans ce cas, mais il s'entend pour dire que l'État a un rôle important à jouer.

« Qu'est-ce que tu offres de plus que les sous? Dans le travail qu'on fait de vendre une juridiction, de vendre un territoire, il faut que les éléments fondamentaux soient là. La fiscalité, les infrastructures, la fluidité des transports », dit-il.

D'après des informations Jean-Philippe Robillard

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