L'Italie inquiète les marchés européens

Les bourses mondiales encaissent des reculs marqués à la suite des résultats des élections italiennes, qui laissent présager une impasse politique et une remise en question de certaines réformes pour assainir les finances de la troisième économie européenne.

Mardi, la Bourse de Milan a près de 5 %. Celles de Paris, Francfort et Madrid ont reculé toutes de 2,25 % ou davantage. Plus tôt, les bourses de Tokyo et de New York avaient elles aussi clôturé en baisse marquée, respectivement de 2,26 % et 1,55 %.

Le Parlement italien est divisé; la gauche de Pier Luigi Bersani a remporté la Chambre des députés, mais ne parvient pas à obtenir une majorité claire au Sénat, où la droite détient le plus de sièges, notamment avec le retour en force de Silvio Berlusconi.

« Les acteurs de marché devraient demeurer sur le qui-vive étant donné que le scrutin italien a débouché sur l'un des pires résultats possible », ont commenté les économistes de la Banque Commerzbank. À moins d'une grande coalition, ajoutent les économistes de la Barclays, l' « instabilité politique va probablement se poursuivre à court terme et ralentir la mise en oeuvre de réformes structurelles nécessaires ».

L'Italie est retournée en récession l'an dernier, avec un recul de 2,2 % de son PIB, qui devrait se contracter d'au moins 1 % en 2013.

Quoi qu'il en soit, la marge de manoeuvre de l'Italie est mince, précise la Barclays, qui rappelle que la situation du pays reste précaire avec son fort endettement et la récession qui y perdure. Certains craignent que Rome ne soit obligé de recourir à de nouveaux emprunts pour payer ses comptes et que sa note de crédit soit abaissée une fois de plus par les agences de notation.

« Nous devons nous rappeler pourquoi l'Italie est si importante pour la survie de l'euro, mentionnent des experts de la société Capital Spreads. Silvio Berlusconi a été mis à la porte il y a deux ans et remplacé par le technocrate Mario Monti, dont le seul objectif était de réformer le pays. Cela n'a pas vraiment été fait à part quelques retouches fiscales et donc l'Italie, avec sa gigantesque montagne de dettes, reste une bombe à retardement au coeur de la zone euro ».

Le ministre espagnol de l'Économie, Luis de Guindos, a admis que le risque d'instabilité politique en Italie a un effet de contagion sur les marchés. Concrètement, cela se traduit pour l'Espagne, un autre pays de la zone euro en difficultés, par des coûts d'emprunt plus élevés. Il a dit espérer que le phénomène soit « de courte durée ». « Ce qui est bon pour l'Italie, a déclaré M. de Guindos, est bon pour l'Espagne ».

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