Des autos en libre-service à Montréal?

Louer une voiture comme on prend un taxi, au vol, sera peut-être bientôt possible à Montréal.

D'ici quelques semaines, le Comité exécutif de la ville de Montréal étudiera la possibilité de permettre l'implantation, sur son territoire, d'un système d'automobiles en libre-service. Deux entreprises, Communauto et Car2go ont déposé des projets en ce sens au cours des derniers mois.

L'implantation de ces systèmes nécessite toutefois des changements aux règlements de stationnement. De plus, les autorités municipales s'inquiètent de l'intégration de ce nouveau mode de transport avec les autres modes de transport.

Marco Viviani, directeur développement et relations publiques chez Communauto, explique que, si le projet va de l'avant, l'entreprise déploiera 350 automobiles, qui seraient louées 35 ¢ la minute.

Les véhicules ne seraient pas rattachés à des stations de location précises. Ils pourraient être laissés n'importe où, en ville, près d' un parcomètre ou dans un stationnement public. Une application pour les téléphones intelligents, ou pour les ordinateurs, permettrait aux clients de localiser par GPS le véhicule le plus près d'eux, puis de le récupérer. Le service serait facturé 35 ¢ la minute.

Le projet concurrent est celui de Car2go, une filiale de la compagnie Daimler, qui utilise uniquement des voitures Smart Fortwo. On ignore tous des détails du projet montréalais, mais la compagnie exploite des systèmes semblables dans 19 villes, dont Vancouver, Calgary et Toronto.

Dans le cas de Toronto, Car2go a déployé il y a six mois 250 véhicules. Ce nombre a été augmenté récemment à 375, en raison du succès du service.

Dans les deux cas, les entreprises utilisent des véhicules thermiques conventionnels. Car2go utilise toutefois des véhicules électriques à San Diego. Le principal problème des véhicules électriques est évidemment l'accès à des bornes de recharge publiques.

Deux Smart Fortwo sont à l'essai à Vancouver, mais la compagnie ne prévoit pas en déployer un plus grand nombre tant que le nombre de bornes de recharge ne sera pas plus élevé. C'est sans doute ce problème qui explique que le Groupe Bolloré, qui exploite le système Autolib, à Paris, n'ait pas déposé de projet destiné à Montréal.

Les autorités montréalaises confirment avoir reçu les projets de Communauto et de Car2go.

Réal Ménard, maire de l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, également responsable des dossiers transport au Comité exécutif, explique que ces propositions sont à l'étude. Il les soumettra au Comité exécutif d'ici quelques semaines. Par la suite, le Comité exécutif décidera si la question doit faire l'objet d'une consultation publique.

Le directeur du Centre national du transport avancé, Sylvain Castonguay, explique que ces systèmes d'autos en libre-service doivent coexister avec les systèmes de transport lourds existants, en étant complémentaires. Lorsque c'est le cas, chaque véhicule en libre-service peut éliminer de quatre à vingt véhicules personnels des routes.

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