Cancer du sein dans l'industrie de l'auto

Les femmes qui travaillent dans des usines de pièces d'automobile en plastique ont un risque de deux à cinq fois plus élevé de développer un cancer du sein, selon une nouvelle étude de l'Université de Windsor.

L'étude, qui est publiée en ligne lundi, a examiné les taux de cancer dans différentes industries, en suivant durant six ans les cas de plus de 2100 femmes des régions d'Essex et de Kent en Ontario.

L'industrie des pièces d'auto est l'une de celles où la prévalence du cancer du sein est la plus élevée, confirme le rapport. Celui-ci souligne que ces travailleuses sont exposées à des vapeurs de résines et de teintures, notamment.

Selon les chercheurs, des études précédentes ont conclu que nombre de plastiques dégageaient des produits chimiques influençant le taux d'hormones oestrogènes d'une femme.

L'industrie du plastique emploie des dizaines de milliers de Canadiens.

Les autres industries citées par l'étude sont: fabriques de conserves, bars et casinos, agriculture et métallurgie.

Réactions partagées

La Fondation canadienne du cancer du sein, qui a financé l'étude, la qualifie de «percée majeure» dans une entrevue au Toronto Star.

En revanche, l'industrie américaine du plastique est critique des conclusions des chercheurs de Windsor. L'American Chemistry Council affirme que les facteurs de risque établis pour le cancer du sein sont «le mode de vie et la génétique», dont l'étude ne tient pas compte.

Pour sa part, l'Association canadienne de l'industrie des plastiques a fait savoir au Star que ses membres prônaient «l'application des réglementations en place pour protéger la santé des travailleurs».

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