Les retraités de la Stadacona portent plainte contre leur ancien syndicat

Les quelque 600 retraités de l'usine Stadaconna de Papiers White Birch, à Québec, ont décidé de porter plainte contre leur ancien syndicat. Ils espèrent ainsi récupérer des centaines de millions de dollars qu'ils ont perdus à la suite de la conclusion de l'entente de relance, en juillet dernier.

Les retraités de la Stadacona ont déposé leur plainte vendredi dernier devant la Commission des relations de travail du Québec.

Ils estiment que le Syndicat canadien des communications, de l'énergie et du papier (SCEP) ne pouvait pas parler en leur nom lors des discussions avec la direction de Papiers White Birch qui ont mené à l'entente de relance.

« Ils nous ont représentés sans nous consulter », a fait valoir Gilles Bédard, président du Regroupement des retraités de l'usine Stadacona. « On a tenté à maintes reprises de faire partie de la discussion. Le Syndicat a négocié en notre nom sans même avoir notre avis, comme si on n'existait pas tout simplement », a-t-il souligné.

Gilles Bédard note que les syndiqués, eux, ont été consultés sur les sacrifices qu'ils ont dû faire, mais pas les retraités.

« On estime qu'il est important que la Commission des relations de travail se penche sur la situation et regarde si ce qui a été fait l'a été conformément aux pouvoirs que pouvait ou non détenir le Syndicat », explique Me Jocelyn Morendy, l'avocat des retraités.

À Québec, les quelque 600 retraités de la papetière ont perdu près de la moitié de leurs prestations depuis décembre en raison de la fermeture de leur régime de retraite. Les prestations sont maintenant amputées de 47 % plutôt que de 30 % comme cela était prévu dans l'entente pour la relance de la papetière.

Ils attendent que l'entreprise injecte les 35 millions promis dans le nouveau régime de retraite pour limiter leurs pertes.

« L'objectif, c'est qu'il y ait compensation [...] Le Syndicat a causé aux retraités, pour certains, des dommages irréparables qui vont les mener dans des situations tragiques », a fat valoir M. Bédard.

L'ex-ministre du Travail, Sam Hamad, estime que l'entente approuvée par son gouvernement l'été dernier était la bonne. Il estime que le gouvernement Marois a maintenant le devoir d'aider les deux groupes à se parler, à s'entendre. « Ce n'est pas un choix. C'est une obligation du gouvernement du Québec actuel d'agir et d'intervenir », lance-t-il.

La ministre du Travail, Agnès Maltais, n'a pas voulu commenter le dossier lundi.  La direction de Papiers White Birche n'a pas voulu faire de commentaires non plus. 

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