Connaître plus d’une langue pourrait aider à prendre de meilleures décisions en matière de finances personnelles. C’est du moins ce que révèle une étude réalisée par l’Université de Chicago.
Selon l’étude (The Foreign-Language Effect - Thinking in a Foreign Tongue Reduces Decision Biases), le fait d’examiner une problématique dans une autre langue que sa langue maternelle permet une analyse plus complète et rationnelle.
Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont présenté divers scénarios à des étudiants bilingues (anglais et espagnol). Les scénarios étaient parfois présentés dans la langue maternelle et parfois dans la langue seconde. Résultat : les étudiants étaient plus réceptifs à un gain potentiel à long terme (dans ce cas-ci, un lancement de dés) lorsque le scénario était présenté en espagnol.
Pourquoi? Les chercheurs parlent d’une plus grande distance cognitive et émotionnelle. Cela signifie que le fait d’utiliser une autre langue élimine les «sous-entendus émotionnels» de la langue maternelle, et permet de se sortir plus facilement du «ici et maintenant» afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble de la problématique. En d’autres mots, on accorde moins d’importance aux aspects négatifs liés à une décision.
Les psychologues estiment que l’aversion au risque (ou aux pertes) est l’une des principales raisons expliquant pourquoi trop d’investisseurs prennent de mauvaises décisions en matière d’investissement. Les investisseurs préfèrent voir ce qu’ils risquent de perdre à court terme plutôt que de voir l’appréciation potentielle de leur capital à long terme.
Adapté d’un article publié sur Yahoo Canada: Bilingual people make better financial choices

