Deux mois après le sommet du G20 qui s'est tenu à Mexico, le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a déploré mercredi l'absence de gestes concrets posés par l'Europe pour régler ses problèmes.
Pendant le sommet, en juin, les dirigeants des plus grandes économies mondiales s'étaient pourtant dits sûrs que l'Europe prendrait enfin les mesures nécessaires afin de régler la crise de la dette qui ébranle toute l'Europe.
M. Flaherty a cependant reconnu que certaines mesures avaient été prises par la Banque centrale européenne. Il a toutefois ajouté qu'on devait en faire davantage.
Il a réitéré l'opposition de son gouvernement à une aide économique mondiale par le Fonds monétaire internationale.
Le ministre des Finances a tenu ces propos alors que le premier ministre Stephen Harper accueille à Ottawa la chancelière allemande, Angela Merkel.
M. Harper et Mme Merkel doivent se rencontrer mercredi soir dans le cadre d'un souper privé, et une rencontre officielle est prévue jeudi sur la colline du Parlement.
Même si un ne connaît pas l'ordre du jour, les deux dirigeants devraient discuter de la crise de la dette en Europe. Il pourrait également être question de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne. M. Harper aimerait qu'une entente soit sanctionnée avant la fin de l'année.
Sur le plan de l'économie canadienne
Par ailleurs, le ministre des Finances a ouvert mercredi sa 6e séance de réflexion stratégique qui réunit des experts, des universitaires et des représentants d'entreprises, afin de discuter de diverses questions économiques canadiennes.
Une des principales préoccupations dont entend parler le ministre des Finances de la part des gens d'affaires est la valeur du dollar canadien, selon le Globe and Mail.
Jim Flaherty notamment a déclaré qu'un dollar canadien au-dessus de la parité avec le dollar américain n'est pas une mauvaise chose, puisque les entreprises utilisent leur plus grand pouvoir d'achat afin d'accroître leurs investissements et de stimuler leur productivité, rapporte le journal torontois.
Toujours selon le quotidien, M. Flaherty estime par ailleurs que « les fondements de l'économie et de la fiscalité canadienne sont solides et que cela se reflète sur la force de la devise canadienne. »
Radio-Canada.ca avec PC

