Il n'y aurait pas de renégociation du pacte de discipline budgétaire signé par 25 pays de l'Union européenne (UE), a affirmé mercredi le président de la Commission européenne, Josée Manuel Barroso, contrairement au souhait du nouveau président français, François Hollande.
Interrogé lors d'un colloque au Parlement européen à Bruxelles pour savoir s'il y aurait renégociation de ce pacte, M. Barroso a simplement répondu « non », sans étayer sa réponse.
Le pacte budgétaire conclu par les pays européens prévoit notamment de limiter les déficits budgétaires structurels des pays à 0,5 %. En plus de sanctions presque automatiques en cas de déficit trop élevé, le pacte autorisera un droit d'intrusion européen accru dans la préparation des budgets des États. De plus, les pays qui reçoivent des plans de sauvetage, comme la Grèce ou l'Irlande, pourraient être placés sous tutelle européenne.
Pour le nouveau président français, il faut renégocier le pacte de discipline budgétaire européen, destiné à juguler la crise de l'euro, et lui adjoindre un volet pour la croissance. Ce traité a été signé début mars à l'instigation de l'Allemagne par 25 des 27 pays de l'Union européenne.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a elle aussi affirmé, à plus d'une reprise, son opposition à toute renégociation du pacte budgétaire européen, souhaitée par François Hollande.
Au cours des prochains jours, François Hollande doit rencontrer plusieurs dirigeants européens, dont et le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, mercredi, et le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Junker, jeudi.
M. Hollande et Mme Merkel doivent par ailleurs se rencontrer le 16 mai, au lendemain de l'entrée en fonction du nouveau président français. Une rencontre informelle des dirigeants européens consacrée à la croissance et à l'emploi est aussi prévue le 23 mai.
Radio-Canada.ca avec AFP

